Pirelli : Le tour du circuit de Silverstone

Après trois courses urbaines consécutives, la F1 revient sur l’un des circuits permanents les plus traditionnels de l’année, à Silverstone. Pour Pirelli, l’épreuve peut être considérée comme une seconde manche à domicile, leur pôle « sport mécanique » étant basé à seulement une heure de route, à Didcot.

Avec de nombreux virages rapides qui placent d’importantes charges latérales sur le pneu, Silverstone se caractérise souvent également par sa grande variété de conditions climatiques durant le weekend de course, avec des températures ambiantes comprises entre 15 et 30°C ! La surface de la piste est assez abrasive, accélérant ainsi l’usure des pneus, tandis que la structure doit composer avec de longues périodes passées en pleine charge d’accélération et à forte vitesse.

L’un des virages les plus rapides de Silverstone est le Copse (Virage 9), où les autos évoluent à 290 km/h et génèrent des forces latérales de 5G. La température de la surface du pneu peut y dépasser les 110°C, et un important grip latéral est la clé d’un tour rapide.

La piste fut partiellement re-surfacée l’an dernier, lorsque le nouveau complexe des stands fut ajouté. Elle demeure néanmoins assez bosselée. Les équipes courent généralement avec des appuis élevés pour s’assurer un bon appui aérodynamique, mais doivent ajuster les suspensions pour tenir compte des bosses, qui sont déjà beaucoup absorbées par les pneus.

Pirelli n’a jamais expérimenté une course totalement sèche à Silverstone ou utilisé les pneus durs en conditions de course : l’an dernier, toutes les monoplaces étaient parties en intermédiaires, le top 5 utilisant la même stratégie à trois arrêts sans chausser les durs.

Publiée le 03 Juillet 2012 à 13h22





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