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Abu Dhabi : Le point de vue des pilotes

« Spectaculaire » et offrant des « installations de classe mondiale », le circuit de Yas Marina, à Abu Dhabi, propose un défi unique aux pilotes et aux écuries puisqu’on y prend le départ en plein jour avant de s’en disputer l’arrivée de nuit. Mais là n’est pas le seul challenge qui attend les pilotes dans l’Emirat.

© Sutton - Abu Dhabi, le magnifique !© Sutton - Abu Dhabi, le magnifique !

De l’aveu même de Sebastian Vettel, qui y a reçu ses premiers lauriers, en 2010, « en seulement trois ans, la course [d’Abu Dhabi] s’est imposée comme l’un des sommets de la saison » : « Débuter au crépuscule et terminer à la nuit tombée est quelque chose d’unique et d’impressionnant. […] Le circuit en lui-même est impressionnant : 5,5 kilomètres de long avec de larges dégagements et une sortie des stands qui passe dans un tunnel. » Heïkki Kovalainen abonde dans le sens du double champion allemand : « Abu Dhabi est un circuit où, je pense, tout le monde a hâte de revenir. Globalement, c’est à peu près le meilleur endroit pour la Formule 1 avec quelques unes des meilleures installations pour les équipes que nous voyons de l’année, une piste qui propose de bons défis techniques et une météo presque parfaite. »

Avant tout, la plupart des pilotes soulignent en effet le côté spectaculaire du circuit de Yas Marina, notamment grâce à des « installations de classe mondiale » d’après Mark Webber. « Abu Dhabi est une des courses sur laquelle j’ai hâte de me rendre. Les installations y sont à la pointe, très modernes et très attrayantes, » ajoute Michael Schumacher tandis que, selon Nico Rosberg, « la course d’Abu Dhabi est un des temps forts du calendrier et chaque année ça semble être de mieux en mieux. » Pour sa part, Lewis Hamilton partage l’avis de ses petits camarades : « Les installations à Abu Dhabi sont absolument fantastiques : probablement les meilleures de tous les circuits du monde. »

Mais au-delà des installations cinq étoiles, c’est avant tout les conditions dans lesquelles est disputée la course, qui apportent tout son sel à l’épreuve émiratie : « Je trouve le Grand Prix d’Abu Dhabi très excitant parce que c’est la seule course de la saison à se disputer au crépuscule, » indique Kamui Kobayashi. « C’est très spécial de démarrer de jour et ensuite de basculer dans la nuit. Ça crée une atmosphère vraiment unique que j’aime. » Michael Schumacher approuve les propos du Japonais en assurant que « l’heure de la course rend le circuit encore plus attirant » : « C’est quelque chose d’assez spécial et un plaisir unique de rouler entre chien et loup. » Ainsi, comme pour Singapour, la seule épreuve nocturne au calendrier, le Grand Prix d’Abu Dhabi est un des plus télégéniques : « La course a une super atmosphère et elle passe bien à la télé, pour les fans, chez eux. C’est un spectacle phénoménal et j’ai hâte d’y courir, » précise Mark Webber. Romain Grosjean, qui y disputera pour la première fois un Grand Prix de Formule 1 dans son intégralité, indique lui aussi que « le circuit est très beau à la télé ».

Le fait qu’elle se dispute entre chien et loup rend donc la course « spéciale » selon Timo Glock : « C’est quelque chose de différent et de très impressionnant d’être sur le circuit lorsque la lumière change et que la piste est complètement éclairée à la fin. » Mais le changement de lumière ne sera pas la seule donnée avec laquelle il faudra composer, les conditions de piste évoluant en conséquence, comme le rappelle Vitaly Petrov : « Les Essais Libres 1 et 3 se disputent lorsque la piste atteint ses températures les plus élevées, mais les Essais Libres 2, les qualifications et la course se disputent en fin d’après-midi et en début de soirée, alors que les températures chutent, mais le niveau de grip continue de monter, alors nous prêterons une grande attention à la manière dont les pneus se dégradent au fur et à mesure des changements de condition. »

Comme lors des deux dernières épreuves, les pilotes devront également tenir compte de la poussière qui peut se déposer sur la piste. Alors que Kamui Kobayashi estime qu’il faut garder à l’esprit « qu’il n’y a pas de GP2 qui tournent cette année entre les séances, ce qui signifie que la piste peut être assez poussiéreuse à chaque fois qu’une séance débute », Romain Grosjean rappelle qu’il « y a une course de V8 Supercars en support et cela pourrait nettoyer la piste. J’espère qu’il y aura un peu plus d’adhérence qu’en Inde parce que la plupart du temps, j’aime freiner tard. Et quand il n’y a pas de grip, c’est plus difficile ! » De plus, d’après Nico Rosberg, avec ces conditions, « le travail sur les pneus sera encore crucial ce week-end. »

Mais là ne sont pas les seuls défis dont recèle le circuit de Yas Marina : « Je connais la piste pour y avoir fait des essais avec Pirelli bien que je n’y ai jamais pris part à un Grand Prix, et c’est un très joli circuit, surtout de nuit. C’est un circuit où le freinage, la vitesse de pointe et l’adhérence sont essentiels et il est très lisse donc on peut être agressif avec la hauteur de caisse et apporter une voiture très basse, » explique ainsi Pedro de la Rosa même si les organisateurs ont décidé de rehausser certains vibreurs afin de décourager les pilotes de trop les emprunter.

Neuvième à l’arrivée, en 2011, Paul di Resta juge que « c’est un circuit très technique avec beaucoup de virages serrés à basse vitesse qui exigent une voiture très précise » : « Il y a très peu de trucs à haute vitesse, en dehors des esses après le virage n°1, mais ils se négocient quoiqu’il en soit plutôt à fond. Il y a assurément quelques similitudes avec Singapour en termes de nombre de virages à basse vitesse. » Ainsi, de ce fait, Mark Webber souligne qu’il « faut une bonne traction ».

Chez Caterham, alors que Vitaly Petrov estime que « le tracé en lui-même constitue un relativement bon défi où le plus important sera de travailler sur la stabilité au freinage », ajoutant que l’on « peut gagner beaucoup de temps si on peut vraiment attaquer les zones de freinage, particulièrement dans le virage 8 et 11, après les deux longues lignes droites », Heikki Kovalainen nous emmène pour un tour embarqué : « Le premier secteur est plutôt rapide. Si vous n’êtes pas loin du virage 1, vous pouvez voir à quel point une F1 change rapidement de direction pour entrer dans le virage et à partir de là c’est presque à fond dans les virages 2 et 3. Après ça, c’est plutôt un circuit accélération/freinage jusqu’au virage 8 où il y a la première réelle opportunité de dépassement. Après, c’est à nouveau une section à fond jusqu’au virage n°11 et ensuite il se transforme presque en circuit urbain dans le dernier secteur. Je suis sûr que pour les gens qui regardent depuis l’hôtel ça a l’air hardcore, mais dans la voiture c’est n’est pas très difficile. Il faut une bonne traction et la stabilité au freinage doit être parfaite. »

Toujours en verve sur le circuit de Yas Marina, Lewis Hamilton estime quant à lui que « c’est un circuit où l’on peut pousser la voiture, » ce qu’il apprécie le plus. Et le champion du monde 2008 d’ajouter : « Il y a une grande variété de virages – j’adore les enchainements rapides du premier secteur – et c’est incroyablement satisfaisant de tout assembler dans le secteur de la Marina. Un bon équilibre mécanique fait toute la différence ici parce qu’on change tout le temps de direction. » Pour sa part, Charles Pic adore rouler sur le circuit émirati : « C’est une piste compliquée techniquement et il y a également la chaleur et la direction de la piste [qui tourne dans le sens inverse des aiguilles d’une montre, ndlr], mais le temps que nous commencions la course, nous y serons habitués. »

Technique et spectaculaire, le circuit de Yas Marina offre cependant souvent peu de sensations fortes aux pilotes et surtout peu de spectacle en piste pour les spectateurs et téléspectateurs du monde entier. Alors que Jenson Button estime qu’il « sera relativement difficile de dépasser ici, même avec le DRS », Kimi Räikkönen abonde dans le sens du Britannique, même s’il n’a couru qu’une fois à Abu Dhabi, lors de sa dernière sortie au volant d’un Ferrari, avant de se tourner vers le rallye : « Le dessin du circuit rend les dépassements vraiment compliqués et il n’y a guère d’endroit pour le faire. Il faut absolument bien se qualifier pour repartir avec un bon résultat. »

Cependant, pour certains, le Grand Prix d’Abu Dhabi aura une saveur particulière, voire même des airs de course à domicile, à commencer par Ferrari : « C’est en quelque sorte la deuxième course à domicile pour Ferrari, puisque nous y avons le superbe parc à thème [Ferrari World, ndlr], » expliquait Felipe Massa en Inde. Pour sa part, Narain Karthikeyan espère compter sur le soutien de l’importante communauté indienne qui peuple l’Emirat : « Le circuit a l’air fantastique et il y aura également beaucoup de fans indiens pour m’encourager, ce qui est toujours d’une grande aide. » Tandis que Vitaly Petrov s’attend lui aussi à « un solide soutien des fans russes autour du circuit », Heikki Kovalainen reviendra avec plaisir dans un pays qu’il est amené à côtoyer de plus en plus : « Etant donné que les parents de ma fiancée vivent désormais à Abu Dhabi, nous y avons passé beaucoup de temps ce week-end et si c’est un bon endroit pour courir, c’est aussi très bien pour passer le temps entre deux Grands Prix. La météo rend les entraînements faciles et il y quelques bons parcours de golf où je peux améliorer mon handicap, alors c’est un endroit où j’aime beaucoup aller. »

Mais le mot de la fin revient à Pastor Maldonado : « Bien que le circuit soit raisonnablement récent, Abu Dhabi est devenu un de mes préférés parce que la ville est spectaculaire et les gens sont toujours très amicaux. La course propose des défis uniques parce que nous la commençons sous les fortes chaleurs du jour, mais ensuite le soleil descend et les températures chutent rapidement. Il faut par conséquent trouver les bons réglages qui conviennent à ces différentes conditions. La piste change également beaucoup chaque jour et il y a plutôt pas mal de sable sur la surface, ce avec quoi il faut faire. »


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