© LAT - Pastor Maldonado devra tempérer ses ardeurs pour devenir un vainqueur régulier
Cher Pastor,
La Formule 1 est un monde cruel, tu le sais. Chaque course est une bagarre acharnée pour un territoire. Une fine stratégie de bataille peut t'amener à la victoire. Cette année, tu es entouré par une sacrée flopée de nobles habitués à ce petit jeu. 14 continents conquis en tout, dont sept pour un seul homme, imagine un peu. Ton bilan a du mal à tenir la comparaison, franchement. Un territoire conquis seulement, en Espagne. De haute lutte, on te l'accorde, face un Don Fernando de Oviedo affamé à domicile. Ce jour-là, tu étais l'égal des meilleurs. Tu as fait preuve d'aptitudes que tu nous avais cachées jusqu'ici. Depuis, plus rien. Alors, où est passé le Señor Maldonado, le conquistador aux nerfs d'acier ? Englouti dans les sanglantes batailles de Monaco, du Canada et d'Europe ? On n'y croit pas. Oui, tu es un conquistador, Pastor. Mais tu es encore en rodage.
Ta stratégie doit clairement s'améliorer. Tu nous as encore donné un exemple ce week-end. Oui, bien sûr, Sir Lewis n'a pas eu une bonne tactique non plus. Le duc de Stevenage aurait dû deviner que ton armada flanquée Williams tenterait le tout pour le tout. Le problème, c'est que cela t'arrive trop souvent, Pastor. Regarde encore cette année. Lorsque tu as voulu écraser les velléités du révolutionnaire mexicain Pérez à Monaco. Ou en Extrême-Orient, où tu as croisé le fer avec le nouveau Napoléon français, le général Grosjean, en Australie puis en Chine.
En fait, tu nous rappelle un de tes proches voisins, Big Montoya, un caïd qui n'avait pas peur des coups. Tout comme toi, ce "gangsta" a été formé par le seigneur Williams, réputé pour son amour des rudes combattants. C'était un gars, qui, dans ses beaux jours, savait nous offrir des prestations qui ne pouvaient souffrir de la moindre contestation. Il a honteusement disparu devant son peuple, quasi à domicile, lors d'une terrible bataille avec le Viking Raïkkönen. Pas mal de choses vous rassemblent, Pastor. Mais on ne te souhaite pas le même destin. Tu as le choix. Alors, soit tu prends la voie des plus grands, ceux qui empilent les couronnes. Soit tu prends celle des bagarreurs, qui sont au final bien mal récompensés...
| Tweeter |
Chouette métaphore (si c'est le bon terme) qui convient très bien au sujet, chapeau au rédacteur
J'aime bien le révolutionnaire mexicain :D
Non plus sérieusement, cette chronique à est non seulement drôle en plus d'être pertinente, désolé mais j'ai pas trouvé mieux que Sagital X pour définir votre travail :k.
Sinon, il me semble que vous avez pour objectif de populariser cette chronique via un style précis, je ne me souviens pas du nom, l'apostrophe peut-être ? bref, une critique cinglante et objective qui passe très bien grâce à une belle démonstration de maîtrise de la langue.
Bon travail, vraiment.
Je tiens à préciser, pour ceux qui découvrent le SAV de la F1 depuis peu, qu'auparavant, l'ensemble des voix réunies pour le Top 10 ne comptait que pour 50% du Top 10 final, les autres 50% étant constitués des voix de Shinji, de l'invité et de moi-même. Nous avons décidé que pour être plus juste, toutes les voix compteraient pour autant, et il serait donc dommage que, pour éviter de nouveaux débordements du type Karthikeyan, nous décidions de revenir sur notre décision.
Il serait effectivement dommage que l'on revienne à l'époque où une tentative de putsch d'un animateur (exemple complètement au hasard, genre Buemi 1er) se faisait ressentir dans le top 10 final.