© Mercedes / Schumi se fait plaisir, et ca se voit !
Effectivement, il y avait de grandes attentes autour de ce come-back fortement médiatisé. Imaginez un peu la scène : le septuple champion du monde, recordman de victoires, de pole positions, de meilleurs en tours en course et plus encore, revient à ses premières amours chez Mercedes, l’écurie qui lui a permis d’être ce qu’il est aujourd’hui, entouré de Ross Brawn, son plus fidèle ingénieur (qui l’a suivi de Benetton chez Ferrari au milieu des années 90) ; le teaser est alléchant c’est vrai.
On a eu tôt fait de tirer un premier bilan de ce retour en arguant du fait qu’à 41 ans, Michael Schumacher n’avait plus ses réflexes de jeune homme. Dominé en vitesse pure comme aux points par son jeune coéquipier Nico Rosberg, l’Allemand était déjà enterré et jeté aux oubliettes, juste bon à parader dans les paddocks dans une ambiance nostalgique.
Effectivement, les performances de Schumacher étaient un peu décevantes. Mais on pouvait également lui trouver des excuses plus que valable pour expliquer cela.
La Formule 1 a vécu une évolution technique formidable durant ses dix dernières années, à tel point qu’une voiture de 2006 n’a plus grand chose à voir avec ses homologues de 2010, date du retour de Michael à la compétition. Mais plus que ces difficultés d’adaptation, c’est la comparaison direct avec son équipier qui a été montrée du doigt par ses détracteurs.
Seulement, en toutes circonstances, nous n’avons jamais vu le septuple champion du monde perdre ses nerfs ou s’agacer de cette situation.
L’Allemand est toujours apparu détendu, voire même amusé par ses péripéties et il n’a jamais perdu sa bonne humeur. En affichant un sourire radieux dans les paddocks, l’Allemand prouvait, s’il en était besoin, que son retour n’avait rien de forcé. Certes l’appel du pied de Mercedes devait être difficile à repousser, tant historiquement que financièrement.
Mais le principal point d’ancrage de ce retour est surtout, et avant tout, le plaisir. Il n’y a qu’à voir sa réaction lors de la pole position et la victoire de Nico Rosberg ce week-end en Chine pour se rendre compte que Schumacher est là pour partager des bons moments entouré de son équipe.
Bien entendu, cela ne veux pas dire que le Kaiser est revenu pour amuser la galerie, et qu’aucune ambition n’émane de ce projet avec la firme à l’étoile. Michael Schumacher est revenu avec le but, si ce n’est de remporter un championnat, au moins d’augmenter son nombre total de victoires pour, qui sait, peut être atteindre le chiffre symbolique des 100 succès ?
Quoi qu’il en soit, Schumacher n’a rien à prouver. Et c’est justement grâce à cela que la sérénité fait maintenant partie de lui. Son palmarès risque d’être très dur à égaler durant les années à venir, et il le sait très bien. Son seul souhait, après avoir connu tant de succès et de plaisir dans le monde de la Formule 1 qui est un peu le sien, est de revivre toute l’intensité de ces bons moments et d’en profiter un maximum…à n’en pas douter !
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metteur au point revoir son arrivée chez ferrari et maintenant avec mercedes reste a parier quand cette team gagnera le championnat du monde constructeur
alors bravo shum et rosberg
Là, le metteur au point s'est fait mettre une demi seconde dans la vue par son coéquipier en qualif. Et j'aurais du mal à croire que ce soit juste sur le pilotage qu'il l'ait perdue (à moins d'une erreur dans son tour rapide qui m'aurait échappé).
Quant à la comparaison avec Alonso, l'Espagnol a une excellente réputation de metteur au point et s'il écrase Massa actuellement c'est aussi parce qu'il s'en sort mieux avec une voiture très pointue à mettre au point. Le problème de Ferrari, il est avant tout structurel, ni Alonso, ni Schumacher ne peuvent faire de miracle. Maintenant, aujourd'hui, la Scuderia ne dépend que de l'avis d'Alonso et je pense qu'avec un Schumi ou un autre pilote de pointe à ses côtés, la Scuderia aurait deux opinions sur lesquelles s'appuyer pour progresser. Aujourd'hui tout dépend de l'avis ou de la performance d'Alonso, quand, par exemple, chez McLaren, en comparant les données de Button et Hamilton, les ingénieurs peuvent vraiment aboutir à des choses intéressantes et profitables aux deux pilotes
Mais tout aussi bon qu'il soit, ça ne suffit pas pour développer une voiture : il faut aussi l'équipe technique pour interpréter les data et les retours des pilotes et fabriquer de nouvelles pièces en conséquence. Ce processus est encore en cours chez Ferrari, il est donc difficile de juger si l'équipe est à la hauteur du défi qui se présente à elle.
Cependant, il y a des enseignements intéressants à tirer des différentes photos de détail des pièces de Ferrari : quand on les compare avec celles de McLaren ou de Red Bull, le niveau de finition est loin d'être satisfaisant, les pièces sont visuellement moins soignées. Deux exemples avec : le bas des montants de l'aileron arrière
On voit bien que les surfaces, notamment celles qui ne sont pas peintes, ne sont pas parfaitement lisses et que les différents éléments ne s'emboîtent pas parfaitement. Ce sont de petits détails qui, additionnés tout le long de la voiture, peuvent finir par coûter pas mal de temps.
ça le rend désormais sympathique et je le préfère largement maintenant.
Et dire cela est un sacré effort de ma part car jusqu'à son retour je ne l'avais jamais vraiment apprécié.
Je pense qu'avec Ferrari il devait se mettre une pression terrible qu'il n'a plus besoin d'avoir. Et si Mercedes redevient une top team son rôle sera plus facile à démontrer.