© Mercedes AMG - Une victoire qui fait du bien !
Pour son 111ème départ en Grand Prix, Nico Rosberg est enfin parvenu à s’imposer ce dimanche en Chine. Depuis son arrivée en F1 en 2006 chez Williams, le jeune allemand a toujours fait figure de futur vainqueur de Grand Prix. Lorsqu’il est passé chez Mercedes GP en 2010, équipe construite sur les cendres encore chaudes de Brawn GP, on se disait qu’il allait enfin avoir une monoplace à la hauteur de son talent. La déception n’aura été que plus grande pour les fans de celui que les autres pilotes surnomment Britney. Après 110 tentatives, la 111ème aura finalement été la bonne. Parmi les pilotes encore en activité, seuls Jenson Button (113) et Mark Webber (130) ont fait moins bien.
Pourtant avant le départ il n’y avait pas grand monde pour mettre une pièce sur la victoire du blondinet. Mais avec le recul est-ce vraiment une surprise que Rosberg ait réussi à s’imposer ce week-end en Chine ?
Non, dans la mesure où il a toujours été clair qu’il parviendrait à s’imposer le jour où sa monoplace le lui permettrait comme la chronique Pitstop le soulignait en octobre dernier. (Lire « Nico Rosberg peut-il devenir champion du monde ? »). Le tout était de savoir quand cela arriverait et ce fut le cas sur le circuit de Shanghai.
Encore non, parce que si on regarde les résultats des dernières éditions de cette course, on constate que Nico Rosberg a toujours bien figuré en Chine depuis qu’il est pilote Mercedes. En 2010 c’est sur ce tracé qu’il a offert le premier podium de la marque depuis son retour. Et en 2011 il avait mené le Grand Prix et aurait encore pu être présent sur le podium s’il n’avait pas été contraint de ralentir pour économiser de l’essence. La piste chinoise semble donc bien convenir au binôme Mercedes-Rosberg.
En signant la pole samedi il se plaçait idéalement. Cette première pole n’est pas vraiment une surprise non plus. Avec ses longues lignes droites le circuit de Shanghai semblait être le terrain de jeu idéal pour les F1 W03 équipées de leur fameux système W-Duct, du moins sur un tour. Cela ajouté à un tour quasiment parfait de l’Allemand, qui s’était loupé en Q3 lors des deux manches précédentes, il n’en fallait pas plus pour assurer la première place sur la grille dimanche.
Là où la victoire de Nico Rosberg est une surprise, c’est que beaucoup pensaient, que la Mercedes allait à nouveau connaître une belle désillusion en course. En cause la gestion des pneumatiques Pirelli qui a posé problème en Australie et en Malaisie. Mais il n’en fut rien. Auteur d’un très bon départ, l’Allemand n’a rien lâché et n’a jamais semblé en difficulté. Au final Rosberg remporte donc son premier Grand Prix avec une stratégie de deux arrêts là où ses adversaires, Button et Hamilton passaient à trois reprises par les stands et effectuaient deux relais avec les tendres. Envolés les problèmes de gestion des gommes italiennes ? Peut-être pas, les températures plus faibles que prévu et un set-up avec plus d'appuis réduisant la sollicitation du pneu dans les courbes sont des facteurs importants dans cette victoire. Il faudra voir ce que ça donnera à Bahrëin, mais il est évident que l'équipe allemande avance dans la bonne direction.
Comme en 2010, le podium était composé à 100% de pilotes motorisés par Mercedes à la différence que c’est la maison mère qui était sur la plus haute marche. Le succès de la marque de Stuttgart aurait pu être encore plus grand sans le souci de pneu rencontré par Michael Schumacher lors de son premier arrêt. Nul doute qu’il aurait pu lui aussi être sur le podium, le premier depuis son retour. Mais ça, c’est une autre histoire…
| Tweeter |