Live : Les qualifications du Grand Prix de Hongrie 2014
> > > > En immersion

En immersion

La semaine dernière, Fan-F1 était dans le paddock de Barcelone. La chronique Pitstop revient sur ce périple en terre espagnole.

© Fan-F1/ La F1 avait rendez-vous à Barcelone© Fan-F1/ La F1 avait rendez-vous à Barcelone

La semaine dernière j’ai eu la chance de me rendre dans le paddock de Barcelone pour la deuxième semaine d’essais privés avant le coup d’envoi de la saison 2012 de Formule 1 - c’est pourquoi il n’y a pas eu de chronique la semaine dernière. Ce petit périple catalan m’a permis d’oublier le temps grisâtre de Belgique (qui n’était pas mieux que certaines régions françaises d’ailleurs), et de profiter d’un beau soleil même si les températures n’ont jamais dépassé les 17 degrés. Mais le climat printanier qui régnait au dessus du circuit de Montmélo n’était pas la raison de mon déplacement. Que nenni.

Pour un fan de F1, se rendre dans un paddock est un peu comme une consécration. J’avais déjà eu la chance de me rendre à Barcelone l’année dernière, puis à Spa-Francorchamps (le plus beau circuit du monde NDLR…) mais à chaque fois c’est la même joie. En comparaison avec la surenchère affichée par les différents motor-homes lors des Grands Prix européens, le paddock des essais a un petit aspect camping.

Barcelone fait encore partie de ces circuits dont la salle de presse se situe juste au dessus de la voie des stands et offre ainsi une vue imprenable sur ce qui se passe dans le box de chez Red Bull et Toro Rosso. Le media centre ayant été amputé d’une bonne moitié à cause d’une réception de l’équipe Williams les stands McLaren et Ferrari n’étaient pas visibles. Une bonne raison pour se rendre en terrasse (au dessus du centre média) et prendre un petit bain de soleil.

Lors du live organisé quotidiennement par Fan-F1, que vous avez été nombreux à suivre d’ailleurs, certains ont demandé si le bruit des F1 était toujours aussi impressionnant, et la réponse est oui. Entendre les F1 passer à fond dans la ligne droite de départ est toujours un plaisir auditif. Attention toutefois à ne pas oublier les protections d’usage. De plus le circuit de Barcelone n’est pas bien grand ce qui a pour conséquence d’avoir l’impression d’être encerclé par le bruit des moteurs.

A 13h, pause déjeuner. L’occasion d’aller manger dans l’hospitality d’une ou l’autre équipe. Au menu, des pâtes, le menu des champions. Le tout accueilli par des hôtesses toutes plus charmantes les unes que les autres, ça aussi c’est de la com’.

Après 17 heures et l’extinction des moteurs, la course aux interviews commence. Il faut dire qu’il faut être organisé parce que le timing est souvent serré entre deux points presse, quand il n’y en pas deux en même temps. Il faut donc faire des choix. Une fois que c’est fait, c’est parti pour la foire d’empoigne. Le temps est limité avant que le responsable presse ne dise « Merci Messieurs, c’est terminé ! ». On dit souvent que la F1 appartient aux Anglais, et après avoir passé une semaine dans un paddock on ne peut que donner raison à cette affirmation. Le paddock est un peu leur jardin.

Evidemment il y a de nombreux journalistes étrangers qui arpentent les allées depuis de nombreuses années, mais les Anglais ont cet avantage que la majorité des pilotes ont couru un jour dans un championnat en Grande-Bretagne et donc ils connaissent ces pilotes depuis très longtemps ce qui facilite indéniablement le contact. C’est ainsi qu’au milieu d’un point presse organisé avec Jenson Button, un journaliste lui demande « Il paraît que tu as été au concert de tel artiste, c’était bien ? » alors que le champion 2009 venait de finir de répondre à une question concernant le comportement de sa MP4-27. Preuve qu'il existe une certaine complicité entre les vieux briscards de la presse et les pilotes.

Etre novice dans ce milieu n’est pas une chose facile, mais l’arrivée de trois Français dans le paddock est sans aucun doute une bonne nouvelle pour la presse francophone qui va aussi pouvoir avoir ce genre de relation avec ses représentants. Malheureusement il n’a pas été possible de s’entretenir avec Romain Grosjean étant donné les problèmes rencontrés sur la Lotus E20 mais ce déplacement aura été l’occasion d’avoir un premier contact avec Jean-Eric Vergne qui m’a paru accessible et très sympa et dont la Toro Rosso semble bien se comporter. De bon augure pour la nouvelle saison.

Bref, pour moi ce fut une semaine géniale et j’espère vous avoir fait partager au mieux ce moment passé dans le paddock étroit du circuit de Catalogne. Vivement la prochaine fois...


La chronique Pitstop, Barcelona et Essais Prives Suivant Précédent Imprimer l'article Envoyer l'article par e-mail à un ami




6 réactions sur cet article Donnez votre avis
Depy
Depy :
Ma première réaction : "Oh, un autre belge !"
Ma seconde réaction "Un belge, ça aime Spa, c'est confirmé !"

Et enfin, ma dernière réaction est que c'est un bon article, c'est bien de pouvoir avoir le retour d'un envoyé spécial je trouve.

Petites questions personnelles à Benoit : A tu fais un parcours scolaire spécifique pour être reprit en temps que journaliste (ou autre?) sur le circuit ? Ou "n'importe qui" peut y assister comme toi tu l'as fais ? Pas une obligation de répondre, mais j'aimerais aussi savoir combien ce genre de "petit" voyage peut couter. Ce sont des questions un peu bizarre au premier abord mais ça m’intéresserai bien de savoir tout ça, ma copine faisant des études en journalisme/communication :)
Il y a 29 mois
Benoit F
Benoit F :
@Depy, tout d'abord merci pour le retour positif concernant ma chronique, ça fait toujours très plaisir ;)

Concernant mon parcours j'ai fait des études de communication/journalisme à Liège. Mais c'est avant tout ma collaboration avec Fan-F1 qui m'a permis de me rendre à Barcelone (et à Spa la saison dernière). Et non malheureusement (ou heureusement peut-être) tout le monde ne peut pas se rendre dans un paddock. Il faut montrer patte blanche dirons-nous. Ici c'est grâce à Fan-F1 mais je sais aussi que des journalistes freelance peuvent se voir accréditer à condition d'avoir une carte de presse. Pas forcément besoin de faire partie d'un média spécifique donc à priori. L'autre option étant d'acheter un billet VIP mais là on reste coincé à l'extérieur des motor-homes ;). Concernant les prix tout dépend de votre moyen de transport, de l'hôtel, si vous louez une voiture pour aller sur le circuit ou bien prenez le taxi. J'ai pas encore fait mes comptes mais la semaine dernière ça à dû me coûter environ 500. J'espère avoir répondu à vos questions.
Il y a 29 mois
Depy
Depy :
Pas de soucis, ça ajoute une touche plus personnelle et puis ça confirme ce que je pense de ce site.. Qu'il est convivial et permet l'échange entre les divers acteurs, ce qui est très bien :)

Merci beaucoup pour ces réponses très précises !
C'est vrai qu'elle m'avait parlé de cette carte presse. Bien utile d'après ce que j'en sais :p

La collaboration avec Fan-F1 permet alors de se passer de cette carte de presse tout simplement ?
Il y a 29 mois
Benoit F
Benoit F :
La carte de presse n'est indispensable que pour les freelance. Faire partie d'un média entrant dans les critères de la FIA (que je ne connais pas dans le détail d'ailleurs) permet d'être accrédité sur les Grands Prix.
Il y a 29 mois
Gusgus
Gusgus :
Merci de nous avoir fait partager ton expérience :)

C'est vrai que sur place, ça n'a rien à voir. Le bruit, effectivement, est impressionnant (et est très mal retranscrit par les micros de la FOM), et quand j'ai eu la chance de me rendre à Magny-Cours, les V8 n'étaient pas bridés à 18000 tours et il n'y avait pas les disgracieuses pétarades dues au soufflage.

J'étais à la sortie de la courbe d'Estoril, et en arrivant, j'ai déjà pris une grosse claque avec la fin de la course de Porsche Supercup. Les vitesses étaient déjà impressionnantes ! Après cela, il y a eu les quelques tours de reconnaissance du Safety Car, qui allait encore plus vite. Et c'est encore monté dès que la première F1 est sortie pour se placer sur la grille, jusqu'au départ où même avec une protection, la puissance sonore dégagée par les 22 voitures est ahurissante !

Mais j'ai aussi eu la possibilité de voir une F1 en vrai et de près dans divers salon de l'auto. Et là c'est une claque comparable : on ne se rend pas compte en photo ou en vidéo de la petitesse de l'engin en hauteur (à peine 1 mètre par rapport au sol), alors que les F1 sont plus longues que la majeure partie des voitures de production (quasiment 5 mètres aujourd'hui) ! Et les ailerons font à peine 20 cm de haut !
Il y a 29 mois
Depy
Depy :
@Benoit F,
Merci bien pour toutes ses informations !

@Gusgus,
Je suis allé à Spa l'année passée, très impressionnant c'est vrai :)
Je n'ai pas utilisé de protections pour le départ, j'avais envie de ressentir tout ça. Et après, je n'ai plus osé les remettre tellement c'était bon ! Et pourtant que des V8 soufflés, que j'apprécie en fait !

Il ne reste plus qu'à attendre 2014 pour voir ce que ça va donner...
Il y a 29 mois
Laisser votre avis
Cet article a plus d'un an. Les commentaires sont fermés.

Toutefois, vous pouvez nous joindre via la page de contact pour signaler tout problème à la rédaction.


+Le SAV de la F1


Ce site internet est non officiel et n'est associé, par aucun moyen, avec les entreprises du Formula One Group. Plus d'information dans nos mentions légales.