© DR/ Andretti est le pilote américain ayant eu le plus de réussite en F1
La saison prochaine, le petit monde de la Formule 1 devrait faire – si les travaux sont terminés -, sont retour aux Etats-Unis. Après l’échec d’Indianapolis, la F1 devra s’imposer au pays de l’oncle Sam, peu friand de la discipline, lui préférant très largement la NASCAR. Ce qu’il manque à la Formule 1 pour attirer les spectateurs américains c’est sans doute un pilote pour représenter la bannière étoilée sur les grilles de départ des Grands Prix.
Si aujourd’hui, les USA ne sont pas représentés dans le paddock, l’Amérique compte pourtant de nombreux pilotes ayant participé au championnat du monde, dont deux ont décroché le titre mondial.
Mario Andretti
De tous les pilotes américains ayant participé au championnat du monde, Mario Andretti est peut-être le plus connu. C’est à l’occasion du Grand Prix des Etats-Unis 1968, que ce pilote, d’origine italienne, fait sa première apparition au volant d’une Formule 1. Après avoir surpris son monde en signant la pole position pour sa première sortie officielle, Andretti doit malheureusement abandonner le lendemain suite à des problèmes d’embrayage.
Au total, Andretti signera 18 poles dans sa carrière ainsi que 12 victoires et s’adjugera le titre de champion du monde en 78 avec Lotus. En 79 et 80, les Lotus ne sont plus aussi performantes et Andretti décide de rejoindre Alfa Roméo. Retiré des Grands Prix, il reviendra à la fin de la saison 82 pour prendre le volant de la deuxième Ferrari. A Monza, il signe la pole position et termine 3ème en course. Il roulera encore à Las Vegas, mais ne verra pas l’arrivée. Ce sera sa dernière course en F1.
Le nom Andretti fera son retour en F1 quelques années plus tard grâce au fils de Mario ; Michael mais l’essai ne sera pas concluant. Son petit-fils, Marco Andretti, a également essayé la F1 lors d’essais organisés par l’écurie Honda en 2006 et 2007 mais le jeune homme n’a jamais été titularisé.
Phil Hill
Autre Américain à s’être illustré en Formule 1 : Phil Hill, présent sur les grilles de 1958 à 1964 avec un titre de champion du monde décroché en 1961 au volant d’une monoplace de l’équipe Ferrari. La même année, il remporte les 24 Heures du Mans et devient ainsi le premier pilote à s’imposer dans ces deux catégories la même année.
Après une saison 62 décevante, Hill quitte la Scuderia pour rejoindre ATS, fondée par d’anciens ingénieurs mécontents de chez Ferrari. Mais les résultats sont décevants et Hill s’en va chez Cooper pour la saison 64. Là encore les résultats ne suivront pas. L’Américain fera encore une apparition en F1 lors du Grand Prix d’Italie 1966 au volant d’une Eagle-Climax mais ne parviendra pas à se qualifier.
Dan Gurney
Dans les années 60, un autre Américain était présent en Formule 1 : Dan Gurney. Né le 13 avril 1931 à Port Jefferson, Daniel Gurney fait partie des meilleurs pilotes américains ayant roulé en Formule 1 même s’il n’a jamais décroché la couronne mondiale. Jim Clark considérera le pilote Brabham comme son meilleur adversaire en 1963. Présent de 1959 à 1970, il s’imposera à 4 reprises, s’élancera 3 fois depuis la première place sur la grille et marquera 133 points, ce qui est plus que n’importe quel autre pilote américain, à l’exception de Mario Andretti.
Eddie Cheever
Eddie Cheever aurait sans doute pu ajouter son nom à la liste des pilotes américains champion du monde. Arrivé en Formule 1 en 1978 à l’âge de 20 ans seulement, Cheever n’a jamais été au bon endroit au bon moment. Après 3 courses en 78, il retourne en F2 la saison suivante avant de revenir en F1 en 1980 pour une saison complète.
Malheureusement les résultats ne seront pas à la hauteur des espérances. Eddie Cheever ne terminant que 12ème du championnat. Malgré une monoplace peu véloce, Cheever tape tout de même dans l’œil de Ken Tyrell qui lui propose un volant pour 81. Pour la première course de la saison, il termine 5ème.
Il monte sur son premier podium l’année suivante lors du Grand Prix de Belgique pour le compte de l’équipe Ligier. En 83, l’Américain est titularisé chez Renault. Il y fera une très belle saison mais sera éclipsé par un certain Alain Prost.
La suite de sa carrière n’est pas particulièrement brillante. Il roulera pour Alfa Romeo et Arrows avant de se retirer complètement de la F1 à la fin de la saison 89 non sans avoir signé un dernier podium à Phoenix (3ème).
Scott Speed
En 2006, après 12 ans d’absence, les USA étaient à nouveau représentés sur les grilles avec Scott Speed au sein de la toute nouvelle équipe Toro Rosso. Après une première saison plutôt convaincante, Speed est reconduit pour la saison 2007. Mais la dernière née de Faenza n’est pas des plus fringante et Speed est régulièrement dominé par son équipier ; Vitantonio Liuzzi. A mi-saison, il est mis à pied après une violente altercation avec Franz Tost. C’est un certain Sebastian Vettel qui prendra sa place dès le Grand Prix de Hongrie. Speed est le dernier Américain à avoir été au départ d’un Grand Prix de Formule 1.
| Tweeter |
Toutefois, vous pouvez nous joindre via la page de contact pour signaler tout problème à la rédaction.