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Räikkönen, mon héros!

© LAT/ Iceman is back!© LAT/ Iceman is back!

Autant vous prévenir tout de suite, cette semaine j’ai décidé de mettre mon objectivité au placard. Ou plus précisément, je lui ais octroyé quelques vacances au soleil. Ainsi, alors que mes précédentes chroniques sentaient bon l’analyse fine, argumentée et pleines de bonne fois…, celle de cette semaine versera dans la subjectivité la plus totale.

Tout a commencé le 28 novembre au soir alors que j’étais confortablement installé devant mon poste de télévision à regarder une ânerie comme le PAF nous en propose à foison tout au long de l’année. Pour me distraire, j’avais installé mon ordinateur portable à portée de main. Bien m’en a pris puisque dans la soirée, le petit monde de Twitter s’est affolé. On n’y parlait plus que de Kimi Räikkönen. En tout cas sur les comptes auxquels je suis abonné. Il est évident que Claude Guéant (qui oui est sur twitter) n’en avait strictement rien à foutre.

J’ai toujours eu un faible pour les pilotes finlandais. La raison est sans doute que lorsque j’ai commencé à suivre le championnat du monde de manière assidue, c’était en 1999, Mika Hakkinen était champion du monde et donc, soucieux de soutenir un winner, mon choix s’est presque logiquement porté sur le pilote McLaren. Lorsque Hakkinen à raccroché son casque fin 2001, Räikkönen a prit le relais. Encore un autre Finlandais. Imaginez ma déception d’apprendre que Nico Rosberg avait la nationalité de sa mère…

En réalité je n’ai pas attendu qu’Iceman rejoigne les rangs de McLaren pour m’intéresser à ses performances. Il faut dire qu’un type qui débarque en F1 après avoir participé à 17 petites courses en monoplace, ça a de quoi intriguer. D’ailleurs ça a un peu gueulé dans les paddocks avant le début de la saison 2001, au point que la FIA ne lui avait donné qu’une super licence provisoire en attendant qu’il fasse ses preuves. Après un Grand Prix l’affaire était pliée et les doutes dissipé. Auteur d’une belle sixième place, Räikkönen aurait dit à la radio : « Il en reste encore cinq devant. ». De la graine de champion.

Ensuite il ira chez McLaren. Première victoire en 2003 et premier titre perdu pour deux petits points face à Michael Schumacher. Encore un titre manqué en 2005 avec la monoplace la plus performante mais pas la plus fiable. Puis enfin sacré champion du monde en 2007 avec Ferrari. Un titre mérité, n’en déplaise à Jacques Villeneuve. Le même Villeneuve qui gueulait en 2001 avant que Räikkönen n’ait participé à un seul Grand Prix.

Après deux ans passés à ‘s’amuser’ en WRC, Räikkönen nous fait donc une Schumacher en revenant en F1 l’année prochaine chez Lotus. Forcément, en grand fan du bonhomme, je suis ravi. Peut-être pas autant que Shinji du SAV qui lui doit faire sa prière matin, midi et soir en direction de la ville d’Espoo en Finlande, mais presque.

Kimi, c’est le premier pilote que j’ai vu grandir, ou en tout cas que j’ai regardé grandir, parce qu’il y a eu Jenson Button avant lui mais je n’ai jamais été un grand fan de l’Anglais jusqu’à ce qu’il rejoigne McLaren l’an dernier. Kimi Räikkönen c’est un pilote à l’ancienne, il pilote point barre. Les médias, les obligations promotionnelles, ça l’emmerde prodigieusement. Certain lui reprocheront d’ailleurs un manque de charisme. C’est vrai que lorsqu’on le voit baragouiner en interview on a un peu de mal s’imaginer que ce type est un vrai tueur une fois la visière baissée. Et pourtant. Un des plus beaux moments de sa carrière, est sans doute, outre son sacre mondial, le dépassement opéré sur Fisichella dans le dernier tour du Grand Prix du Japon 2005. Hakkinen avait son dépassement sur Schumacher à Spa, Kimi a le sien à Suzuka sur Fisichella.

Autre image marquante, celle du Grand Prix de Malaisie 2009, interrompu par une météo que les canadiens ne renieraient pas, Räikkönen s'était réfugié dans le stand Ferrari tout en mangeant une glace en attendant que la direction de course prenne une décision sur la suite des festivités. Du Kimi tout craché.

Cela étant, si mon enthousiasme me ferait presque oublier ma déception suite à l’éviction de Jérôme D’Ambrosio au profit de Charles Pic, je suis bien conscient que ce retour ne se fera probablement pas sans mal. Même s’il est resté actif dans une compétition de haut niveau, le WRC n’est pas la F1. Le pilotage et les contraintes physiques ne sont pas les mêmes. Il lui faudra donc un peu de temps avant d’être à nouveau à 100%. Néanmoins, je ne bouderais pas mon plaisir de le revoir en action dés le 18 mars 2012 sur le circuit de l’Albert Park de Melbourne. Qui sait, peut-être fera-t-il comme avec Ferrari en 2007…Courage, il reste moins de 100 dodos.


Benoit Fraikin Le 12 décembre 2011 à 15h15 La chronique Pitstop, Raikkonen et 2012 Suivant Précédent Imprimer l'article Envoyer l'article par e-mail à un ami




7 réactions sur cet article Donner votre avis
Gusgus
Gusgus :
Le commentaire a été supprimé par son auteur.
Il y a 5 mois
Gusgus
Gusgus :
"Imaginez ma déception d’apprendre que Nico Rosberg avait la nationalité de sa mère…" : pour l'instant, ça t'a empêché d'autres déceptions plus grandes :P

Sur la Malaisie 2009 : à sa "décharge" (entre guillemets vu que ce n'est pas un tort), sa course était quoiqu'il arrive finie parce son KERS a été noyé par l'averse.

Le titre de cet article me rappelle une rédaction que j'ai eu à faire en cours d'anglais. Il fallait rédiger une page sur une personne que l'on considérait comme un héros, qui allait être publiée sur Internet. A la veille de rendre ce devoir, toujours pas d'idée, si ce n'est que j'aimerais qu'il porte sur les sports mécaniques. Devant l'angoisse de la feuille blanche, j'ai donc dû passer au forceps en exagérant mon opinion sur un pilote. Et pour parodier une de mes séries préférées, that's the story of How I wrote about Sébastien Bourdais : http://myhero.com/go/hero.asp?hero=Bourdais_INSA_FR_07_ul

Pour ma défense, j'avais suivi toute sa carrière aux Etats-Unis via AB Moteurs et je le supportais comme je supporte tous les pilotes français. A l'époque, il était triple champion Champ Car et il avait déjà fait une séance d'essais pour Toro Rosso. On espérait tous qu'il ait sa chance en F1.

Depuis, je milite pour le droit à l'oubli sur Internet :D
Il y a 5 mois
Dino
Dino :
Bah tu milites mal mon vieux ! Qu'est-ce qu'il te prends de ressortir tes casseroles comme ça ?

Pour moi, les héros de la F1, ce sont les Senna et Purley qui, un jour, on mis leur vie en danger pour en sauver d'autre.

Comme tous les gosses, y avait un sportif que je considérais comme un héros, c'était Richard Virenque... autant dire qu'après 1998, j'ai sensiblement élevé la barre en ce qui concerne mes héros.
Il y a 5 mois
jean
jean :
Waw un an seulement en monoplace avant de passer en F1!
Il y a 5 mois
jean
jean :
Et moi qui croyait que la réadaptation de Raikkonen cette année en F1 serait pas facile face à grosjean, je commence à croire qu'il va s'adapter comme un caméléon xD
Il y a 5 mois
Lum
Lum :
je suis aussi supporter de Raikkonen et très content qu'il revienne, mais la subjectivité ne doit pas déformer les faits:
- il termine 6eme et non pas 4eme de son premier GP (ça reste plutot exceptionnel on est d'accord)
- il termine vice champion en 2003 à 2 points et non 1 seul de Schumacher
Il y a 5 mois
fred
fred :
"LRGP laissera le temps nécessaire à Raikkonen"

C'est pas pour demain la fin des privilèges en F1 pour certain bien entendu le Finlandais en est la traduction même depuis ses début en F1...
Ne me dite pas que chez LRGP ils ont appris de leurs erreurs de 2011 et de l’époque Flavio (le directeur est agent de pilotes) non et non impossible le mixage est trop parfait entre le trop d'égos et la contradiction misérable comme ligne directive, c'est pour dire, et la connerie des chefs petits et grands et gros.
Il y a 5 mois
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