© Mercedes GP/ Schumacher retrouve des couleurs en cette fin de saison
Ce dimanche, Sebastian Vettel a remporté son deuxième titre de champion du monde à quatre courses de la fin du championnat. Un sacre aussi ‘précoce’ n’était plus arrivé depuis Michael Schumacher en 2004 qui avait lui aussi été couronné à quatre manches du rideau final, c’était sur le circuit de Spa-Francorchamps, un autre monument du sport automobile.
Avec ce deuxième titre, Sebastian Vettel bat, une nouvelle fois, tous les records de précocité. Plus jeune pilote à inscrire un point en F1 en 2007, plus jeune leader d’un Grand Prix la même année, plus jeune poleman en 2008 à Monza et plus jeune vainqueur d’un Grand Prix sur le même circuit, plus jeune champion du monde en 2010 et désormais le plus jeune double champion du monde de l’histoire de la discipline. Voilà de quoi donner le tournis.
Il y a longtemps que le suspense n’était plus de mise concernant l’attribution du titre mondial, il n’empêche que la saison 2011 de Sebastian Vettel, et à fortiori de Red Bull, est en tout point remarquable. Avec la RB7, Adrian Newey a gommé les imperfections de sa devancière, à commencer par la fiabilité. Preuve, les pilotes maison n’ont abandonné qu’à une seule reprise et encore c’était sur sortie de route (Mark Webber à Monza). Cette fiabilité associée à un niveau de performance tout aussi excellent a permis aux deux pilotes titulaires de marquer de gros points à chaque rendez-vous : Vettel n’a jamais terminé plus loin que la quatrième place (Allemagne) et Webber s’est toujours placé dans le top cinq (à l’exception de Monza).
Pour cette nouvelle chronique, il aurait donc été facile (quoique) de vous parler de Sebastian Vettel, de revenir sur la formidable campagne réalisée par le jeune pilote allemand qui a montré une réelle maturité cette année ne commentant aucune erreur, si ce n’est en Turquie et au Japon lors de la première séance d’essais libres (MAJ: Il y a également la petite sortie dans le dernier tour au GP du Canada). Mais pour moi le véritable évènement de ce Grand Prix du Japon, c’est les deux tours menés par Michael Schumacher. Boucler un tour en tête ne lui était plus arrivé depuis la fin de la saison 2006 sur ce même tracé de Suzuka.
On a beaucoup tapé sur Michael Schumacher depuis son retour, estimant qu’il ferait mieux de raccrocher son casque définitivement. Mais force est de constater que depuis Spa-Francorchamps, le plus jeune septuple champion du monde de l’histoire semble avoir retrouvé un peu de couleurs. Forcé de remonter le peloton suite à des qualifications ratées, Schumacher a célébré ses 20 ans de carrière dignement en terminant 5ème en course. A Monza, le vieux a maintenu en respect Lewis Hamilton pendant plus de 20 tours, offrant aux (télé)spectateurs un spectacle de toute beauté. A Singapour il ne faisait pas non plus une mauvaise course jusqu’à son erreur de jugement dans son duel avec la Sauber de Pérez. A Suzuka l’Allemand termine 6ème ce qui est ce qu’il pouvait faire de mieux avec la Mercedes dont il dispose.
Si on regarde le classement du championnat du monde, on se rend compte que depuis l'épreuve belge, l'Allemand marque systématiquement plus de points de son équipier (sauf à Singapour forcément), et qu'il n'est plus qu'à trois petites unités de Nico Rosberg.
L’an dernier déjà, Michael Schumacher s’était rappelé aux bons souvenirs des observateurs sur ce même circuit. Ça ne l’a pas empêché d’être à nouveau décevant par la suite, mais espérons que cette fois le vrai déclic s’est opéré et que Schumacher continuera sur sa lancée lors des quatre derniers Grands Prix, mais surtout l’an prochain et ce dés la première manche de la saison. En espérant aussi que l’équipe technique de Mercedes lui fournisse à lui, ainsi qu’à Nico Rosberg une meilleure voiture, capable de jouer les podiums et pourquoi pas la victoire de temps en temps, de quoi repartir sur une bonne note...
NB: La chronique Pitstop vous est proposée chaque semaine en collaboration avec le blog F1 Chronicles. Ce même blog est inscrit à l'édition 2011 des Golden Blog Award. Ci dessous vous trouverez un module vous permettant de voter pour le blog. Les votes ont lieu jusqu'au 24 octobre. La remise de prix quant à elle se déroulera le 16 novembre prochain. Merci pour votre soutien.
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Bref, le retour de Schumacher a été moyen en 2010, même si sur la fin, on l'a senti plus à son aise. Pour 2011, il a continuer à grignoter et le voilà au niveau de Rosberg. Dans l'ensemble, Schumacher a à mon sens beaucoup de mérite pour son retour, et si la W03 est une tueuse... N'oublions pas que sur ses 3 ans de contrat, l'objectif était le titre !
Petite précision pour Vettel et ses erreurs : on a aussi la sortie dans le dernier tour au Canada et le tête à queue au GP d'Allemagne. Moins de conséquences sur l'intégrité de sa monoplace, mais davantage au plan comptable puisque des erreurs faites en course.