2008 L.Hamilton (McLaren)
2007 F.Alonso (McLaren)
2006 F.Alonso (Renault)
2005 K. Raikkonen (McLaren)
2004 J. Trulli (Renault)
2003 J-P. Montoya (Williams)
2002 D. Coulthard (McLaren)
2001 M. Schumacher (Ferrari)
2000 D. Coulthard (McLaren)
1999 M. Schumacher (Ferrari)
1998 M. Hakkinen (McLaren)
1997 M. Schumacher (Ferrari)
1996 O. Panis (Ligier)
1995 M. Schumacher (Benetton)
1994 M. Schumacher (Benetton)
1993 A. Senna (McLaren)
1992 A. Senna (McLaren)
1991 A. Senna (McLaren)
1990 A. Senna (McLaren)
1989 A. Senna (McLaren)
1988 A. Prost (McLaren)
Analyse de Timo Glock :
Monaco est un endroit de dingue pour piloter une F1, et c(est ce qui le rend si unique. La piste est incroyablement étroite, sans dégagements, et très bosselée. On se bat donc en permanence avec la voiture, à essayer d’éviter les rails.
Dans le même temps, on ne peut pas se permettre de « lever ». Pour être rapide à Monaco, il faut attaquer autant que sur un tracé permanent, où il y a beaucoup de dégagements. LA seule différence, c’est qu’on en peut s’autoriser la moindre erreur. Réussir un bon tour est donc très satisfaisant.
Comme c’est en ville, il faut du temps pour que de la gomme se dépose le premier jour, et je ne touche pas au set-up durant la première séance. J’utilise cette matinée pour réapprendre le tracé et trouver la bonne vitesse dans les virages « aveugles ». Une fois que le niveau des grip se stabilise, l’après-midi, je commence à travailler sur la voiture.
Monaco n’est pas un circuit très physique – il offre la vitesse moyenne la plus basse de la saison – mais il est très dur pour le mental. L’état d’esprit est crucial tout au long du week-end pour s’assurer de ne commettre aucune erreur.
En dehors de la piste, l’ambiance est unique à Monaco. Les bateaux dans le port, la proximité des spectateurs en bord de piste – même si on ne les voit pas quand on est dans la voiture – et le temps en général très ensoleillée…tout ça crée un vrai buzz. Il y a aussi la journée « off » du vendredi, qui donne au week-end un côté spécial : avant c’est l’échauffement, après les choses sérieuses commencent.
Sainte Dévote : L’approche n’est pas facile et on peut facilement rater le point de freinage à cause des bosses. On utilise toute la largeur de la piste en sortie, passant le plus près possible du rail extérieur.
Casino : La piste se met à descendre après la corde, et la roue avant intérieure perd le contact avec le sol. Il y a ensuite une très courte montée et une bosse qui contourne, tout cela rendant l’arrière de la voiture très nerveux.
Mirabeau : La descente avant le virage fait que le risque est plus élevé de bloquer les roues au freinage. De plus, la voiture a une tendance au sous-virage à la corde. Et l’on peut ajouter que la piste est aussi très bosselée…
Epingle : C’est le virage le plus lent de toute la saison (45 km/h). On peut le négocier avec le volant en butée, mais c’est juste. La sortie est très piégeuse car il y a pas mal de patinage à la raccélération.
Tunnel : Passer à fond est très facile avec une F1, et ça ressemble plus à une ligne droite qu’à un vrai virage. La visibilité n’est pas trop mauvaise même si on a une visière fumée.
Chicane : On tape les freins en arrivant sur une petite crête. Le changement de direction au milieu de la chicane est très rapide et la voiture saute sur les vibreurs. Difficile donc de la retenir.
La Piscine : Endroit spectaculaire en raison du changement de direction très vif. On doit se servir des vibreurs pour aller vite, mais pas trop sinon ils peuvent nous envoyer dans le rail extérieur.
Analyse J-L. Moncet
C’est le circuit atypique par excellence, où le pilote a la prépondérance sur la voiture. Il est nécessaire d’avoir les meilleures boites de vitesse, et une motricité à toute épreuve. Le circuit se trouve dans les rues, en ville et ça joue beaucoup. A Monaco, il faut une voiture confortable, car il y a de la tension de tous les mètres. Une voiture bonne, souple et précise est le la formule pour gagner à Monaco. Les freins et la boite de vitesse sont très sollicités.
La ville est très belle, bâtie autour du port. L’ambiance est très sympa, et l’aspect esthétique incroyable. Tous les sponsors font la fête, festival de Cannes pas loin. Sur le plan automobile, c’est un circuit qui ne pardonne rien, et très technique. Magie pour les spectateurs à portée de main. 2 ou 3 mètres seulement.